On dit que les baraques foraines ont disparu ; Les montreurs de monstres également… C’est parce qu’il est tout à fait rare de tomber de nos jours sur une créature inconnue et à la limite de l’acceptable, du supportable. L’effroi est plus rare que le diamant…
Pourtant, Rufus de Lamauve, frère oisif du célèbre Brutus de Lamauve, fait resurgir cette glorieuse époque ancienne. La « Créature sauvage » qu’il trimballe derrière un lourd rideau de velours fut‐elle arrachée de derrière une cascade tout à fait inconnue des géographes ?
On critique les foules qui se pressent vers sa cabane itinérante, son miraculeux clapier amélioré…
Est‐ce la cruauté du voyeurisme qui renait des cendres du XIXe siècle ?
Soyons honnêtes, quand l’inconcevable, l’incroyable passe tout près de votre regard, devriez‐vous vous priver de cette unique chance d’y plonger vos yeux, juste une fois ?
Précisément messieurs dames, Rufus de Lamauve et sa « Créature Sauvage » ne passent qu’une fois ;
Et petits et grands garderont en mémoire toute leur vie l’instant où le rideau s’est ouvert sur la « créature sauvage » , entre le flot de paroles de Rufus, et le flot de leur propre surprise…